La ville de Nantes, avec la participation de notre association E+pi, a édité une nouvelle version enrichie du guide du patrimoine industriel de la
ville. 7 parcours sont proposé avec les repères nécessaires à la compréhension
des traces de cette activité humaine qui continue à marquer le paysage de la
cité. Un apport d'informations complète ce beau document concernant les
principales filières ainsi que l'architecture typique de ces bâtiments en 14
pages largement illustrées. Nous avons plusieurs exemplaires de ce guide
à la disposition des adhérents, sinon s'adresser à la DPARC.
11 janvier 2016
7 janvier 2016
10 décembre 2012
Le patrimoine industriel dans votre smartphone
Pour faire connaître son patrimoine industriel, la ville de Lyon vient de se doter d'une application pour smartphone qui propose deux itinéraires thématiques de découverte.
Une belle manière de rendre ce patrimoine accessible à tous.
Pour chacun des 200 sites répertoriés, cette application gratuite permet à l'utilisateur d'accéder à des données historiques, des photos, mais intègre aussi jeux et énigmes pour une dimension ludique supplémentaire.
Le patrimoine industriel...désormais dans notre poche.
Une initiative de l'Inventaire général du patrimoine culturel Région Rhône-Alpes, à découvrir en détails ici.
7 novembre 2012
E+pi sera présent au Salon du Patrimoine !
Envie de savoir qui se cache derrière E+pi ?
Venez nous rencontrer au Salon OPUS du Patrimoine du Grand Ouest qui se tiendra à Nantes du 23 au 25 novembre 2012 !
L'occasion de découvrir - ou redécouvrir - nos engagements
et nos publications :
Capitaines d'industries à Nantes au XIXème siècle
Raffinage et raffineries de sucre à Nantes, 17è - 20è siècles
Moulins à papier et papeteries de la sèvre nantaise
Steamers de Loire, chantiers et constructeurs
Nous trouver ?
à bientôt !
Envie de savoir qui se cache derrière E+pi ?
Venez nous rencontrer au Salon OPUS du Patrimoine du Grand Ouest qui se tiendra à Nantes du 23 au 25 novembre 2012 !
L'occasion de découvrir - ou redécouvrir - nos engagements
et nos publications :
Capitaines d'industries à Nantes au XIXème siècle
Raffinage et raffineries de sucre à Nantes, 17è - 20è siècles
Moulins à papier et papeteries de la sèvre nantaise
Steamers de Loire, chantiers et constructeurs
Nous trouver ?
Parc des Expositions de La Beaujoire
Hall 03 stand 06
à bientôt !
11 octobre 2012
De SAY à .... SAY !
L'industrie sucrière nantaise est à l'honneur ce week-end !
"de Say à ...Say, 1812 - 2012".
Dimanche 14 octobre 2012 à 14h30.
Visite gratuite et sans réservation.
Rendez-vous à 14 h 30, Boulevard Gustave Roch, devant l’église de la Madeleine.
Pour poursuivre la visite, n'oubliez pas que l'association a publié, dans sa collection Carnets d'usines, un ouvrage sur le thème en collaboration avec le Service de l'inventaire de la Région Pays de la Loire.
Visite gratuite et sans réservation.
Rendez-vous à 14 h 30, Boulevard Gustave Roch, devant l’église de la Madeleine.
Pour poursuivre la visite, n'oubliez pas que l'association a publié, dans sa collection Carnets d'usines, un ouvrage sur le thème en collaboration avec le Service de l'inventaire de la Région Pays de la Loire.
Évelyne Robineau, Raffinage et raffineries de sucre à Nantes, 17e-20e siècles, Nantes, e+pi/MeMo, 2011, 128 p. (Carnets d'usines).
http://www.epi-asso.org/Html/editions-raffinage-et-raffineries.php
http://www.epi-asso.org/Html/editions-raffinage-et-raffineries.php
17 juin 2012
CAP 44, l'enquête continue !
A Nantes, le promeneur se
demande ce que vient faire ce bloc massif bardé de bleu sur le quai
Saint-Louis, au plus près de la Loire… Il s’agit en fait d’un bardage des
années 70 dénaturant l’ancienne « Minoterie de la Loire », bâtiment
emblématique de l’architecture industrielle de la fin du 19e siècle
et du modèle industrialo-portuaire typique de l’économie nantaise de cette
période.
Le site, propice à
l’industrie depuis le milieu du 18e siècle, est acheté par Paul Perraud,
minotier à Issé (Loire-Atlantique), pour y édifier une vaste minoterie en 1894
dotée des dernières innovations, ainsi qu’un silo avec estacade trois ans plus
tard. Ce projet ambitieux tournera au fiasco financier peu de temps après la
réalisation des bâtiments. Mais il nous laisse un témoin rarissime de
l’utilisation du béton armé, selon le procédé Hennebique du
poteau-poutre-plancher, procédé déposé en 1890 et 1893, qui en fait une usine
monolithique. Nous nous trouvons face à un rare témoin de cette révolution technique
et à la première application de ce système dans le Grand Ouest.
Ce bâtiment figure en bonne
place dans la promotion de ce système constructif (François Hennebique le cite
comme un chantier particulièrement difficile dû à la configuration du site et à
la mauvaise qualité du terrain), système s’est propagé ensuite dans le monde
entier. Ce bâtiment est ainsi l’un des vecteurs de la vulgarisation du béton
armé dans la littérature technique et architecturale du XXe siècle.
Il est incontestablement un élément primordial du patrimoine industriel
nantais.
La minoterie fonctionnera
sous l’appellation des « grands moulins de la Loire », due au
regroupement des minotiers du département en 1923, jusqu'à la seconde Guerre
Mondiale. Elle sera ensuite louée à la Coopérative agricole de Nantes, avant
d’être vendue et transformée en immeuble de bureaux.
Le fond Hennebique déposé à
l’Institut français d'Architecture, complété par les archives de la famille
Laraison (célèbre minotier de la région), ainsi que le fond documentaire de
l’association e+pi, nous permet de connaître enfin l’histoire et l’intérêt de
cet ensemble productif.
L’édifice fait partie du secteur de réflexion pour le projet du
Bas-Chantenay. Une demande de protection est en cours auprès de la DRAC afin de
prendre en compte la qualité patrimoniale de ce bâtiment, à un moment où ce
quartier entre dans une phase de profond renouvellement. A cet instant, remarquons
que ce bâtiment, encore aujourd’hui décrié pour sa situation qui dénaturerait
la vue sur la Loire, permet au contraire de lire et comprendre le site. En
venant du centre de Nantes, le long du quai de la Fosse ou depuis le pont
Anne-de-Bretagne par exemple, il inscrit physiquement, sur le quai et dans le
profil du Sillon de Bretagne qui se termine là, l’inflexion que subit
précisément ici le fleuve. Ce bâtiment peut aussi être vu comme un pivot, une
articulation ou un signal dans le paysage urbain.
31 mai 2012
Un projet pour l'ancien site Moulinex d’Alençon ?
A Alençon (Orne), le site Moulinex a connu
une quasi table rase depuis la fermeture de l'usine en 2001. Ne demeure qu'un seul bâtiment
historique, un ancien séchoir à chanvre (18e-19e siècles), devenu atelier
d’étamage avec Moulinex, puis magasin de stockage de pièces. Ce bâtiment témoigne de l'histoire industrielle de
la ville : des installations hydrauliques sur la Sarthe jusqu’à
l’exceptionnel développement dans la seconde moitié du 20e siècle de
l’entreprise de petit électroménager.
Depuis plusieurs mois, l'association Moulinex-Jean Mantelet (AMXJM - créée par d'anciens salariés au moment de la fermeture) défend auprès des élus un projet de mise en valeur de ce bâtiment. Elle en a fait un emblème. Elle veut en faire un passeur de mémoire pour comprendre et interpréter l’histoire du site, celle de Moulinex, les liens entre la rivière et la ville... Au-delà de Moulinex, il s'agit de révéler une autre histoire d'Alençon. L'association souhaite que ce bâtiment et son environnement proche soient réhabilités. Elle propose que cet ancien séchoir devienne un lieu d'échanges culturels pour le quartier et la ville, avec comme fil rouge la mémoire ouvrière et industrielle, l'économie sociale et solidaire.
Espérons que le dialogue engagé entre l'association et la Ville, dans le cadre du Comité de pilotage pour la valorisation de la mémoire industrielle alençonnaise mis en place par les élus, trouve une issue favorable. Cette ancienne halle industrielle et sa situation géographique recèlent des atouts. Comme le suggère l'association AMXJM, de nouveaux usages peuvent être imaginés : lieu de mémoire, mais aussi salle associative, bureaux partagés, scène ouverte pour des animations culturelles... Autant d'usages complémentaires, mutualisés, permettant de réaliser d'indispensables "économies d'échelle", mais aussi de faire vivre un équipement structurant à l'échelle du quartier et de la ville.
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